mardi 10 novembre 2009

Montdidier lance sa revue!


He oui! La revue de la Société des Amis de Montdidier, Arkhéops, va enfin sortir!
Afin de fêter l'événement, vous êtes invités à la salle des fêtes de Corveissiat le Mercredi 18 Novembre à 19h30.

Nous avons aussi l'honneur de vous informer qu'Arkhéops a été retenue par le CNOUS (Centre National des Œuvres Universitaires et Sociales) pour la participer à la finale nationale de son concours Culture-ActionS.

Juste avant le lancement officiel, l'association organise une table ronde sur la place de la culture et du patrimoine au sein de l'économie sociale et solidaire (ESS) dans le cadre du mois de l'ESS organisé par la Région Rhône-Alpes. Cette table ronde se tiendra mercredi 18 Novembre à 18h30 à la salle des fêtes de Corveissiat.

mercredi 7 octobre 2009

Lettre d'info du mois de septembre

Comme d'habitude, nous mettons en ligne notre lettre d'information pour que vous puissiez suivre nos activités du dernier mois.
Vous pouvez télécharger librement la lettre de la Société des Amis de Montdidier en cliquant sur le lien ci-dessous.
Bonne lecture!

C.B.


Bilan des Journées du Patrimoine dans le Revermont

Ces Journées européennes du patrimoine se sont déroulées les 18-19-20 septembre dans toute l'Europe et notamment dans la campagne revermontaise autour du château de Montdidier. Le succès est sans précédent puisque 287 personnes ont participé aux différentes activités mises en place par la Société des Amis de Montdidier et ses partenaires tels que le club de randonnée de Corveissiat et l'association paroissiale La Montagnarde. Le public a apprécié les différents regards que l'on pouvait poser sur le patrimoine grâce à la mise en relation d'activités qui paraissent éloignées les unes des autres : musique, visite guidée, danse, animation médiévale, randonnée... Mais toutes ses activités ont trouvé leur point de rencontre avec le patrimoine.
Si vous n'avez pas eu l'occasion de vous rendre à ces journées ou si vous voulez vous les remémorer, vous pouvez télécharger librement le compte-rendu en version pdf, en cliquant sur le lien ci-dessous.


lundi 7 septembre 2009

Les Journées du Patrimoine à Montdidier




Comme chaque année, la Société des Amis de Montdidier participe aux Journées européennes du Patrimoine. Cette année, elles auront lieu les 18-19 et 20 septembre. Et comme d'habitude, nous vous avons concocté un programme riche et varié alliant les traditionnelles visites guidées du site archéologique au castrum de Montdidier à de la danse contemporaine au milieu des pierres. La chapelle de Saint-Maurice sera à nouveau illuminée de bougies pour accueillir un concert acoustique tandis qu'un groupe de rock animera le bas du village avant le repas médiéval et ses animations. Plus encore que l'année dernière, le programme de cette année met l'accent sur plusieurs randonnées qui permettront de se balader dans le Revermont et notamment à la grotte de Corveissiat. Alors venez nombreux! Le château, les artistes et les tourtes médiévales n'attendent plus que vous!


Vous pouvez télécharger le programme complet en
cliquant sur le lien ci-dessous.






dimanche 12 juillet 2009

Première lettre d'info de l'association


Régulièrement, l'association donnera de ses nouvelles par le biais de cette lettre d'information. Elle fera le point sur les projets en cours et sur les manifestations organisées par la Société des Amis de Montdidier.
Pour la télécharger gratuitement, il suffit de cliquer sur l'icône ci-dessous.



lundi 15 juin 2009

Grande collecte de fournitures culturelles pour notre voyage au Togo


Cinq membres de la Société des Amis de Montdidier vont se rendre au Togo, dans le village de Tchitchao courant août 2009. De nombreuses activités y sont prévues : restauration d'un local pour créer un centre culturel, initiation à l'archéologie avec les enfants, échanges et ateliers sur les contes populaires, la gastronomie locale, etc. Le centre culturel contiendra une bibliothèque gérée par les habitants de Tchitchao grâce aux livres déjà récoltés depuis plus de 2 ans en France. Alors, n'hésitez pas à participer à cette belle aventure en apportant vos livres, cahiers d'activités, DVD, VHS, fournitures scolaires... Nous privilégions les ouvrages dont le texte est de bonne qualité et qui sont en bon état. Tous les outils éducatifs sont les bienvenus, notamment les DVD comme C'est pas sorcier, Il était une fois la vie ou Adibou.
Merci pour votre soutien!


vendredi 12 juin 2009

Les ateliers juniors : quand la mémoire devient histoire

Chaque premier samedi du mois, la Société des Amis de Montdidier organise à Corveissiat ses ateliers juniors.

Les enfants du village travaillent avec nous dans la bonne humeur sur des thèmes historiques, en mettant à profit leur créativité.

C'est aussi l'occasion de réfléchir à ce qu'est l'histoire, et à la manière de transmettre la mémoire. Nous travaillons en étroite collaboration avec le maire de la commune, M. Jacky Ballet, sur cette question fondamentale du lien intergénérationnel.

Les enfants s'impliquent ainsi dans la préparation des grandes cérémonies de commémoration, en apportant leur regard et leur esprit critique, loin des discours habituellement stéréotypés qui caractérisent ce genre d'événements.

Le 26 avril dernier, Quentin, Guillaume, Laura, Reda et Camille, élèves de l'école, ont préparé avec l'équipe de Montdidier une intervention pour la Journée du Souvenir des Déportés, apportant leur mots d'enfants et d'adolescents, avec beaucoup de recul historique. M. le conseiller général Denis Perron, présent ce jour là, a lui aussi manifesté son intérêt pour cette démarche.

Prochaine étape le 14 juillet prochain, avec une reconstitution que nos apprentis historiens sont déjà en train de préparer !

dimanche 7 juin 2009

Soutenez les actions de la
Société des Amis de Montdidier



La Société des Amis de Montdidier, association loi 1901 à but non lucratif, a été reconnue d'intérêt général en 2008 pour ses actions dans le domaine du patrimoine, de la culture et du socioculturel. Ainsi, les dons faits à l'association bénéficient au titre du mécénat, d'une réduction d'impôt de 66 % des sommes versées dans la limite de 20 % du revenu annuel imposable pour les particuliers.

Par exemple :


Vos dons serviront uniquement et directement à financer les activités de la Société des Amis de Montdidier : dialogue interculturel, défense et valorisation du patrimoine sous toutes ses formes, échanges avec d'autres pays comme le Togo, etc.

Vous pouvez adresser vos chèques à l'ordre de la Société des Amis de Montdidier et les envoyer à notre siège social :

Société des Amis de Montdidier
La Cure. Place de l'église
01250 CORVEISSIAT

Vous recevrez un reçu fiscal par courrier.


Merci pour votre soutien!

mercredi 27 mai 2009

Une Université toujours plus populaire!


Cette édition fut un franc succès, tant par l'affluence (près de 400 personnes au total avec deux conférences qui frisaient les 100 personnes) que par la qualité des débats et des interventions. Les conférences ont souvent débordé dans le temps en raison des nombreuses questions du public, l'Université populaire a ainsi rempli son objectif de passerelle entre le monde universitaire et le monde rural. Parmi les nombreuses photos, j'en ai retenu une de Bernard Bret au milieu du public car elle illustre parfaitement l'esprit de cette Université populaire : un universitaire accessible, parlant au milieu des gens, répondant à leurs questions et sans intermédiaire.

Toute l'équipe de la Société des Amis de Montdidier et les nombreux bénévoles et soutiens se joignent donc à moi pour vous remercier d'avoir fait vivre cette manifestation et les villages qui nous ont accueilli.

Ceux qui ont pris des photos peuvent nous les envoyer à asso.montdidier@yahoo.fr
Nous pourrons en utiliser dans nos publications sur le blog, dans les rapports et la revue.
Je vous invite enfin à donner vos impressions sur cette Université populaire : qu'est-ce qui vous a plu/déplu? Qu'est-ce qui peut être amélioré? Quels thèmes vous voudriez pour les prochaines éditions? etc. Nous prolongerons ainsi le petit débriefing engagé dimanche dernier après la dernière conférence.

Je mettrai prochainement en ligne sur ce blog les vidéos des conférences et les comptes-rendus en version texte seront également disponibles.
Clément Bouchy

mercredi 20 mai 2009

Un nouveau venu à l'Université populaire!


C'est finalement, Jean-Pierre Gerfaud, vice-président de Patrimoine des Pays de l'Ain et ex-Lyon 2, qui fera la conférence sur la toponymie et les origines des villages de l'Ain et du Jura. Il nous parlera ainsi d'étymologie et concentrera son propos sur la vallée du Suran, Corveissiat et tous les villages alentour.

Le lieu et l'horaire ne changent pas. Rendez-vous donc le samedi 24 mai, à 14h à la salle des fêtes de Chavannes-sur-Suran (01250).

Le programme des autres conférences est toujours à télécharger librement ci-dessous, donc n'hésitez pas!

lundi 4 mai 2009

Le programme détaillé est arrivé!




Chaque intervenant de l'Université populaire a écrit un petit texte de présentation de sa conférence (à télécharger librement à la fin de l'article). Vous pouvez ainsi connaître un plus précisément le contenu de chaque conférence. Alors, n'ayez pas peur de découvrir! L'Université populaire n'attend plus que vous!
Rendez-vous les 22, 23 et 24 mai en Revermont!




jeudi 16 avril 2009

Découvrez l'affiche de l'Université populaire en avant-première!

Cette année encore, l'affiche se veut un symbole de l'esprit de notre Université populaire : un endroit sympa où l'on peut parler culture et connaissance scientifique avec des universitaires en toute décontraction, où l'on peut apprendre des choses sans ressortir avec un mal de tête et où on peut poser des questions... et obtenir des réponses! Guettez prochainement la distribution des programmes papier dans vos villes et vos villages !
Alors, n'hésitez pas à venir les 22, 23 et 24 mai en Revermont!



Cf. le programme à télécharger dans l'article ci-dessous.

vendredi 10 avril 2009


L'édition 2009 de l'Université populaire aura lieu
les 22, 23 et 24 mai



Cette année encore, la Société des Amis de Montdidier organise son Université populaire dans trois villages du Revermont : Aromas (39240), Chavannes-sur-Suran (01250) et Corveissiat (01250). Nous invitons ainsi des enseignants-chercheurs de différentes universités à présenter des conférences ouvertes à tous et gratuites. C'est une occasion unique de faire des conférences de qualité qui restent malgré tout accessibles à tout public, néophyte ou confirmé. Faire une telle manifestation à la campagne est une volonté délibérée de notre part d'attirer le savoir universitaire dans cet espace trop souvent délaissé par les acteurs de la culture.
Vous trouverez ci-dessous deux documents à télécharger : une présentation de l'Université populaire et de sa philosophie, et le programme de cette année.
Alors, n'oubliez pas que l'Université sera populaire ou ne sera pas! Venez nombreux!

mercredi 18 mars 2009

Les inscriptions aux ateliers juniors continuent

Depuis cette année, la Société des Amis de Montdidier innove dans ses locaux de Corveissiat, en proposant des ateliers juniors chaque premier samedi du mois. Les deux premiers ateliers ont rencontré un beau succès, attirant des jeunes et des enfants du Revermont.

Le 7 février, la grande première a donné lieu un petit pot de l'amitié, en compagnie du maire de la commune, M. Jackie Ballet fervent défenseur de la transmission de la mémoire auprès des jeunes générations. Cette atelier d'histoire juniors se veut un pôle de culture, de dialogue et d'activité participative au sein du village.
Au programme : travail multimédia sur l'histoire, ateliers ludiques de création pour les plus jeunes, de 6 à 12 ans. Pour les ados, un programme sur la Résistance est en cours d'élaboration, en partenariat avec l'équipe de la Maison des enfants d'Izieu.

La bibliothèque de Montdidier, en cours de montage, offre déjà plus de 800 ouvrages d'histoire, archéologie et sciences humaines pour les petits et les grands. A terme, elle offrira un large choix documentaire, consultable par tous : passionnés, étudiants, lycéens, enfants ou ados en galère d'exposés etc... Notre fonds d'histoire de l'Art et architecture est déjà l'un des plus riche du département.
L'abonnement aux ateliers Montdidier ne coûte que 5 euros à l'année !

Prochain épisode : samedi 4 avril à partir de 15h, au siège de la Société, place de l'église, à Corveissiat (01250). Toute l'équipe vous accueillera avec plaisir !
renseignements : asso.montdidier@yahoo.fr

dimanche 8 mars 2009

La Société des Amis de Montdidier rejoint le conseil d'administration de Patrimoine des Pays de l'Ain

Suite à l'assemblée générale annuelle de la fédération Patrimoine des Pays de l'Ain, le 28 février dernier, au Centre Universitaire de Bourg-en-Bresse, la Société des Amis de Montdidier a été élue au conseil d'administration de l'union.
Elle siégera donc, à partir du 25 mars prochain, aux côtés des autres forces vives du département, lors des réunions du CA, pour les trois prochaines années.

Avec nos collègues et amis d'autres associations, musées, et organismes de l'Ain, nous tenterons donc d'apporter notre contribution au débat et de faire avancer, tous ensemble, les politiques culturelles et patrimoniales dans l'Ain.
Deux axes nous tiendront particulièrement à cœur, au cours de ces prochaines années, et nous espérons pouvoir apporter du grain à moudre sur ces points : d'abord, entamer une réflexion pour un meilleur accès des jeunes et des classes populaires au monde de la culture (musées, expositions, galeries, monuments etc.). Ensuite, rapprocher le monde des universitaires et des chercheurs de celui des passionnés et des bénévoles. Cette question est particulièrement cruciale pour l'archéologie.
Enfin, nous serons fiers, en plus de cela, de porter haut les couleurs de notre petit pays de Revermont au sein des grandes instances départementales, au nom de tous les élus, citoyennes et citoyens, artisans, artistes, chefs d'entreprises, enseignants, enfants, ados, agriculteurs ou anciens maquisards du territoire, avec qui nous avons fait grandir la Société depuis trois ans maintenant, et que nous saluons et remercions par la même occasion !
Nous espérons aussi profiter de notre statut de "frontaliers" pour enfin jeter un pont fraternel, culturel et patrimonial entre l'Ain et le Jura, deux beaux départements entre lesquels, décidemment, nous nous refusons à choisir !!

vendredi 23 janvier 2009

l'Atelier Montdidier ouvre ses portes à Corveissiat !!

La Société des Amis de Montdidier continue ses efforts pour faire vivre l’histoire et le patrimoine dans notre beau pays du Revermont et de la Petite Montagne ! Nous ouvrons notre « Atelier » dans les locaux de l’ancienne Cure de Corveissiat, place de l’église, pour tous les habitants de la région, petits, ados ou grands. Au programme, expositions, soirées à thèmes, bibliothèque d’histoire et d’archéo pour les juniors, de 5 à 16 ans, ou encore dépôt d’archives sur l’histoire locale consultable par tous les passionnés.


Bref, vous êtes tous les bienvenus, à partir du

samedi 7 février, 13h30

pour la grande première


Un atelier d’activités créatives pour les juniors sera tenu chaque premier samedi du mois, et animé par toute l’équipe de Montdidier. La petite bibliothèque d’histoire junior offrira de nombreux livres pour découvrir, apprendre, ou venir chercher un peu d’aide pour un exposé de collège ou de lycée par exemple.

L’inscription pour la carte de bibliothèque et les activités de l’atelier ne coûte que 5 petits euros pour l’année entière ! Boissons et cafés seront servis sur place pour 1 minuscule euro. De quoi venir passer de bons après-midi avec l’équipe de Montdidier !

En espérant vous voir nombreux, petits et grands, dès l’ouverture. Tous nos bons vœux, au nom de toute l’équipe !

jeudi 25 décembre 2008

« Roadtrip » culturel dans le Midi français
par Clément Bouchy


Voici le récit de vacances passées cet été avec deux amies : Pauline (que vous connaissez déjà car membre de l'asso) et Vanessa, dans le sud de la France. Nous sommes donc partis avec une voiture et une tente et nous avons écumé les routes d’Ardèche, de la Drôme, etc. Notre périple nous a conduits de Craponne (dans le Rhône) aux Saintes-Maries-de-la-Mer en Camargue. Nous avons ainsi découvert le patrimoine naturel de ces régions : loups et rapaces de Courzieu, crocodiles de Pierrelatte, chevaux camarguais… Mais nous avons aussi exploré le patrimoine bâti et artistique de ces contrées ensoleillées, et c’est de cela que cet article se propose maintenant de vous parler.
Le patrimoine étant une notion vaste, nous avons pris le parti d’y intégrer le patrimoine gastronomique en faisant quelques haltes dans des restaurants et caves (Rasteau, Vacqueyras et Baumes de Venise)… comme cette magnifique auberge où nous nous sommes promis de venir manger un jour !

À Hauterives, dans la Drôme, un artiste insolite a consacré sa vie à son œuvre : le Palais du Facteur Cheval. Ramassant des pierres pendant sa tournée pour distribuer le courrier, ce facteur nommé Ferdinand Cheval (1836-1924) construisit son palais idéal fait de coquillages, maçonneries et sculptures improbables. Voici ce qu’il disait le 15 mars 1905 : « Fils de paysan je veux vivre et mourir pour prouver que dans ma catégorie il y a aussi des hommes de génie et d'énergie. Vingt-neuf ans je suis resté facteur rural. Le travail fait ma gloire et l'honneur mon seul bonheur ; à présent voici mon étrange histoire. Où le songe est devenu, quarante ans après, une réalité. »

La tour de Crest est le plus haut donjon de France (52 m) qui surplombe le petit village de Crest (la vue est d’ailleurs magnifique en haut de la tour). Elle a été construite au XIIe siècle et a servi de prison entre le XVIe et le XIXe siècle. Deux choses sont particulièrement intéressantes avec ce donjon. Tout d’abord, son aspect médiéval parfaitement conservé à travers le mobilier, l’architecture et des escaliers magnifiques en bois qui desservent les nombreux étages. Ensuite, la réutilisation qui en est faite actuellement puisque la tour sert de salle d’exposition pour de l’art contemporain. Mais le mélange des genres et des époques ne choque pas ici car les œuvres s’intègrent parfaitement avec l’esprit et l’architecture de la tour médiévale.

Notre périple nous conduisit ensuite plus au sud, à Vaison-la-Romaine (Vasio Vocontiorum ). Cette magnifique ville provençale abrite des vestiges de l’Antiquité et du Moyen Âge. Le pont qui enjambe l’Ouzève de son arche unique a ainsi été bâti par les Romains au Ier siècle (et a résisté à la grande crue de 1992 !), de même que son théâtre, ses thermes, la maison des Messii… La haute ville a conservé de nombreuses maisons anciennes qui forment des ruelles étroites – faisant penser aux traboules lyonnaises – montant vers le château en ruines surplombant la ville. Ce dernier a été construit par le comte de Toulouse, Raymond VI, en bois puis en pierre, en 1195. C’est un endroit très couru par les estivants qui viennent bronzer sur les dalles rocheuses chauffées par le soleil et admirer de plus haut la cité. L'ancienne cathédrale Notre-Dame-de-Nazareth de style roman provençal a gardé des éléments de chacune de ses périodes de construction entre le IVe et le XIIIe siècle.

Nous nous sommes ensuite arrêtés à Avignon et son célèbre Palais des Papes qui vaut véritablement le coup d’œil…

Enfin, avant d’entrer en Camargue, nous avons fait une rapide halte à Arles pour y contempler ses célèbres arènes. Il s’agit d’un amphithéâtre romain construit vers 80/90 et long de 136 m. Mais notre passage dans la ville fut rapide et nous avons juste eu le temps d’apprécier la bonne ambiance qui règne dans les villes du Midi.

Notre « roadtrip » continua ensuite jusqu’à la Méditerranée et la Camargue avant de remonter vers Lyon en faisant un petit détour par les gorges de l’Ardèche. Nous y avons fait la descente des 32 km de gorges en canoë, mais cela manquait un peu de rapides à mon goût.

Au final, quelques jours de vacances qui sont passés trop vite mais qui ont fait du bien avant de reprendre les études et la vie associative.

C. B.

dimanche 23 novembre 2008

Jeunesse, culture et musique : un triptyque qui fonctionne!

Ces trois mots ont en effet été le moteur des journées des Assises de la Jeunesse, organisées par la Région Rhône-Alpes à Bourg-en-Bresse les 21 et 22 novembre derniers. La Société des Amis de Montdidier a participé à la deuxième journée, consacrée à la lutte contre la discrimination et au lancement du Forum permanent de la jeunesse avec le débat sur l'engagement citoyen.

L'association a ainsi pu participer à des débats riches, où les prises de position furent parfois vives chez les autres jeunes pour dénoncer le fait que la culture soit actuellement remise en cause, en particulier en raison de la réduction des budgets qui lui sont consacrés. Les associations présentes ont su redire aux collectivités territoriales, représentées par Katia Philippe (Conseillère déléguée à la jeunesse), Jean-Jack Queyranne (Président de la Région) et Jean-François Debat (maire de Bourg), la nécessité de financer les associations dans la durée et de continuer à les soutenir et les accompagner car c'est dans l'engagement citoyen de la jeunesse que se trouve l'avenir de notre société.
Cette journée fut surtout importante pour notre association par les contacts pris avec d'autres associatifs ou des politiques pour développer et renforcer nos activités. De nombreuses personnes ont été intéressées par nos programmes et sont reparties avec nos coordonnées et le petit tract de présentation de l'association. Jean-Jack Queyranne a paru sensible à nos idées et à nos projets, notamment lors de l'interview enregistré avec lui par Romain. Beaucoup nous ont ainsi encouragé à poursuivre notre engagement pour le patrimoine et la culture.

Mais ces Assises furent aussi pour la Région l'occasion d'organiser des concerts gratuits qui ont attiré le samedi soir près de 3 000 jeunes (et moins jeunes!) à Ainterexpo autour d'une programmation de qualité : les Poutrelles fever, Florent Vintrignier, Origines contrôlées et La Rue Kétanou. L'ambiance était au rendez-vous avec le crieur public du plateau de la Croix-Rousse (Lyon) qui chauffait la salle en lisant les messages déposés la journée par les participants et Katia Philippe, qui a rappelé que la jeunesse doit se mobiliser pour défendre ses droits.
N'oublions donc pas le message de ces journées, il appartient à chacun d'entre nous de s'engager dans la société, et à chacun des Sociétaires de Montdidier de promouvoir la culture et la défense du patrimoine au plus grand nombre. Comme dirait une chanteuse : " L'ouverture de l'esprit n'est pas une fracture du crâne"...

Clément Bouchy

mardi 21 octobre 2008

La chronique archéologique du mois

Les fosses communes de la Guerre Civile espagnole :vers une "archéologie du temps présent"?
par Romain Perrier-Burry, président de la Société


Continuons ce mois-ci dans notre volonté d'explorer des sites ou des problématiques singulières de l'archéologie, en abordant la question de l'archéologie contemporaine. En effet, notre discipline, en s'attachant d'abord à la question de l'étude des vestiges matériels, a largement gagné ses lettres de noblesse au contact de sociétés anciennes, souvent avares en sources écrites. Egyptologie, Orientalisme, Préhistoire ou Américanisme, sont ainsi des écoles qui, par leurs découvertes spectaculaires et lointaines, ont façonné l'image de l'archéologie. Tant et si bien qu'il est rare, depuis une salle de musée jusque dans les vitrines d'un numismate ou les colonnes d'une revue historique, de voir qualifier d'"archéologique" un vestige postérieur au Moyen Age. Et pourtant, force est de constater que toute époque laisse son lot de traces matérielles dans le paysage. Comment dès lors les appréhender, y compris pour les époques récentes ? Confrontés à des problématiques comme la Shoah ou la Guerre d'Algérie, les historiens ont fini par mettre en avant la notion d'"histoire du temps présent". En archéologie, grâce à l'émergence de l'archéologie industrielle, ou encore d'une "archéologie de la Grande Guerre" chère à Yves Desfossés, conservateur régional de l'archéologie pour la Région Champagne-Ardennes, la même dynamique semble lancée, mais peine encore à obtenir toute la reconnaissance qu'elle mérite.
Avec les vestiges de Montdidier, nous avons nous mêmes été confrontés à la problématique des époques moderne et contemporaine, puisque le castrum, vous le savez, a la particularité d'avoir été réoccupé aux XVIIIe, XIXe et XXe siècles, notamment dans sa partie village. C'est pour cela, qu'en marge du seul château fort, nous avons pris le parti de donner la même importance scientifique et méthodologique aux constructions modernes.
Toute la subtilité de cette archéologie des époques récentes repose en fait sur les incidences que ces sites peuvent encore avoir sur la société actuelle et sur les enjeux de notre temps. A Montdidier par exemple, confrontés à un crime ayant eu lieu sur le site au début du XXe siècle, nous avons été surpris et génés, en élucidant l'affaire à grands renforts d'archives, de voir que des proches des malheureux protagonistes étaient encore en vie. Mieux vaut alors remballer ses dossiers, face à cette limite parfois fluctuante entre passé et présent.

Un bon exemple de cette problématique nous est relaté cette semaine dans la presse espagnole. Lundi 20 octobre, le journal El Pais titrait en effet sur une découverte singulière, effectuée par l'archéologue Julio del Olmo dans le petit village de Santoyo, 300 habitants à peine, près de Palencia (Castille-et-Léon). Là, après une année de recherches et plus de deux hectares de terrain explorés, a été mise au jour une fosse de 8,60 mètres de long sur deux de large, contenant les corps de 25 hommes, agés de 16 à 72 ans. Ces sympathisants de gauche, combattants républicains contre l'insurrection fasciste de Franco, avaient été fusillés ici même le 9 octobre 1936. Auprès des paysans du secteur, l'endroit avait d'ailleurs gardé le nom de "terre des morts" ("tierra de los muertos").

Les mêmes squelettes attribués à un cimetière ibère de l'âge du Fer auraient émerveillé les foules. Naturellement, l'impact contemporain de cette découverte est tout autre : "Je suis tellement émue, je ne peux même pas parler" témoigne ainsi Vincenta Hilario, riveraine présente sur les lieux de la fouille. Il faut dire que parmi les squelettes enchevetrés dans une ultime et émouvante fraternité repose Clementino, son père, assassiné ici sept décennies plus tôt. "J'avais à peine six ans quand il a été fait prisonnier. J'étais la cadette de quatre frères et soeurs, et ma mère était morte en couches. Alors, oui, je suis heureuse de l'avoir revu, même si c'est très difficile", ajoute la vieille dame.

Car il faut dire qu'en Espagne, le sujet reste sensible. Deux ans après la mort du dictateur, en 1977, le soucis d'unité nationale avait pris le dessus sur la souffrance laissée par les traces de la guerre civile puis de la dictature, avec l'adoption d'une loi d'amnestie pour tous les crimes du franquisme. Des symboles fascistes demeurent encore présents sur certains bâtiments publics du pays, et au sein du clergé comme de la classe politique, certains soupçons issus de ces années de plomb pèsent fortement. L'actuel principal parti de droite, le PPE, passe d'ailleurs largement pour avoir été bâti sur les ruines du franquisme. Et le mausolée du sinistre général, quant à lui, peut toujours se visiter.

Symbole de ce malaise face à cette page particulièrement indigeste de l'histoire nationale, on apprend dans les mêmes colonnes que le Parquet refuse de donner suite à l'instruction demandée par le juge Baltasar Garzon, qui souhaite faire justice aux 130 000 morts et disparus entre 1936 et 1975. Pour le fiscal Javier Zaragoza, représentant du ministère public dans cette affaire, la loi d'amnestie de 1977 empêche précisemment de qualifier la répression de "crime contre l'humanité" par ailleurs définie à Nuremberg, donc postérieurement aux faits. Une fois de plus, la Justice joue sur un fil, et sur les mots. Quand on sait à quel prix s'est faite la reconnaissance du rôle de l'Etat français dans la collaboration vichiste, par Jacques Chirac, en 1995, on ne saurait jeter la pierre à nos voisins espagnols. Histoire et mémoire. La question est toujours périlleuse.

Car de l'autre côté, il y a la souffrance de Vincenta, et de toutes les familles des victimes, parfois montées en associations de défense. Il y aussi la Vérité historique, et cette farouche volonté de savoir, de comprendre, pour enfin digérer le passé. Au milieu de tout cela, il y a l'archéologie. Dans un rôle innatendu, certes, mais tellement gratifiant pour la discipline, propulsée ici au coeur du débat, et porteuse des arguments de la Science face aux tergiversations des magistrats.

"La scène devait être dantesque" rapporte ainsi l'archéologue Del Olmo. Les squelettes présentent de multiples impacts de balles, à la tête, dans les jambes et dans les bras. Parmi les 25 hommes tombés à Santoyo ce jour d'octobre 1936, la plupart ont été contraints de voir et d'entendre tomber leurs camarades avant d'être eux mêmes conduits face au peloton. Aucun objet personnel n'a été retrouvé, à part quelques boutons de chemise. "On leur enlevait leurs ceintures, pour éviter qu'ils ne se pendent avant leur exécution" ajoute ainsi l'archéologue, à l'aune de cette découverte.

Dantesque, la scène devait l'être, à coup sûr. André Malraux, dans l'Espoir, en 1937, nous livrait déjà un aperçu de ces exécutions massives, avec tout le talent qu'on lui connaît :

"Maintenant le terrain monte légérement ; en avant d'un trou allongé dont Hernandez ne voit pas la profondeur, dix phalangistes, l'arme au pied, et un officier. A droite, des prisonniers : avec ceux qui arrivent, ça fera cinquante [...] Voici ce qui l'a si souvent obsédé, l'instant où un homme sait qu'il va mourir sans pouvoir se défendre [... ]Le plus affreux, des prisonniers, c'est leur courage. Ils sont obéissants ; ils ne sont pas passifs. Comme l'image de l'abattoir est bête ; on n'abat pas les hommes, - il faut se donner la peine de les tuer. [...] Les trois prisonniers sont enfin de face : la photo est décidemment prête [...] Décharge. Deux tombent dans la fosse, un en avant. L'un des organisateurs de la mort approche. Va-t-il pousser le corps du pied ? Non, il se baisse, le tire par le bras et la jambe ; le corps est lourd (le terrain monte) : ce mort là aura été embêtant jusqu'à la fin. Au trou. Est-ce que ça va encore durer ? On s'habitue, à droite à tuer, à gauche à être tué. Trois nouvelles silhouettes sont debout là où se sont trouvées toutes les autres [...]"

Preuve que l'archéologie est cruciale, même hors des traditionnelles problématiques magdaléniennes ou mésopotamiennes, même lorsque la période semble plus que documentée d'un point de vue littéraire. Pour comprendre. Ou au moins essayer...

R.P.

mercredi 17 septembre 2008

Quand l'Histoire débarque dans le quartier !! Le programme d'Une Tour à L'Autre

Fidèle à sa volonté de créer du lien social et des dynamiques solidaires autour des notions d'histoire et de patrimoine, la Société des Amis de Montdidier a lancé, en 2006, le programme "d'Une Tour à l'Autre", visant à populariser la connaissance du passé auprès d'ados de quartiers défavorisés. Depuis l'an dernier, notre lien privilégié avec le centre social du quartier de la Marjorie, à Lons le Saunier (Jura), n'a fait que nous conforter dans notre foi en le rôle social de l'historien.


Le thème "Histoires croisées, histoire métisses", mis en place cette année, nous a permis d'explorer avec les jeunes les richesses de la diversité, à travers l'histoire de cette France terre d'accueil, mais aussi l'histoire des migrations. A la rencontre du patrimoine d'ici et d'ailleurs, et des témoignages de ces gens qui un jour ont quitté leur pays, nous tentons d'explorer la question si souvent dévoyée des identités et de la diversité. Pour des enfants en perte de repères sociaux, se réapproprier leur histoire de façon participative est un formidable tremplin vers la confiance en eux et l'épanouissement.

Au mois de juin, sociétaires de Montdidier et éducateurs du centre ont accompagné un groupe de jeunes et de parents à Paris. D'abord au contact de la ville elle-même, formidable melting-pot. Puis, pour une visite de la Cité de l'Immigration, au Palais de la Porte Dorée, au sein de laquelle nous tenterons d'inscrire ce petit programme de recherche pour enrichir le fonds du musée. Là, chacun a pu mesurer à quel point l'histoire des migrations et des mélanges était riche et diverse.

Notre périple nous a ensuite conduit au Musée du Quai Branly, avec l'amitié de l'historien Serge Gruzinski, commissaire de l'exposition "Planète Métisse". Evidemment, c'est avec des souvenirs plein la tête que s'est effectué le retour dans notre bon vieux Jura... Mais surtout avec une envie d'agir décuplée !!

Au mois de Juillet, notre petit groupe de jeunes "d'Une Tour à l'Autre" est venu passer une semaine avec l'équipe des sociétaires. Au programme, découverte du patrimoine sous toutes ses formes, et esprit d'équipe. Soumia, Dylan, Cyril, Maeva, Sébastien, Mathieu, âgés de 11 à 15 ans, se sont ainsi frottés pêle-mêle au site archéologique de Montdidier, à la Grotte de Corveissiat, à la découverte de l'héraldique avec la création de blasons personnalisés, ou bien encore à la production laitière destinée au Comté A.O.C., chez nos amis de la Ferme aux Mares à Vosbles, où ils ont aussi pu écouter avec attention les histoires et les souvenirs du charismatique propriétaire des lieux, le "Baron" de Montgefond.

Cela nous incite bien sûr à redoubler d'efforts, afin de faire vivre ce concept de réappropriation citoyenne du patrimoine. Une nouvelle fois, la Société des Amis de Montdidier n'est pas peu fière d'une telle dynamique ! Les pessimistes et les grincheux de tous bords en prendront encore pour leur grade !


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Lire l'article sur l'histoire des discriminations, par Romain Perrier-Burry, président de la Société, en version PDF :

Voir le Fichier : Versunehistoiredesdiscriminations_BananiaetSidoineApollinaire.pdf

lundi 15 septembre 2008

Les visites guidées de "Planète Montdidier" : direction Venise !

Une nouvelle rubrique sur notre blog, intitulée "Planète Montdidier". Vous ne pouvez pas vous déplacer pour voir telle ou telle exposition de par le monde ? Qu'à cela ne tienne, la Société des Amis de Montdidier veille au grain ! Nous évoquons souvent dans ces colonnes la question des métissages et des contacts entre populations, notamment à travers le programme d'Une Tour à l'Autre mené par notre association auprès des jeunes de cité. Mais le métissage ne date pas d'hier. L'histoire est faite de contacts, d'échanges, et d'interactions qui ont façonné les civilisations. Une belle illustration a été donnée cette année à Venise avec l'exposition "Rome et les Barbares" (Roma e i Barbari), retraçant les vicissitudes de cette curieuse rencontre qui a façonné l'Europe actuelle. L'ami Jean-Pierre Charrière y était pour nous, et nous retrace ce périple avec verve et humour.
"Rome et les Barbares

Depuis quelques mois, on en parle beaucoup dans la presse spécialisée. De passage à Venise le week-end du 21 juin, il aurait donc été dommage de bouder son plaisir et d'ignorer ce qui semble être l'évenement de l'année.
L'exposition est hébergée par le palais Grassi. Le vaporetto vous dépose à l'entrée. Dès le hall c'est le choc. Deux sarcophages de marbre richement ouvragés accompagnent d'autres chefs d'oeuvres de l'art romain. On admire, et direction les étages. Au gré des salles, on passe insensiblement de Rome aux Barbares pour terminer avec les prémices de ce grand grand boulversement que fut le moyen âge et l'avènement de la féodalité.

Par Rome, il faut entendre l'Empire Romain d'Occident. Par Barbares ceux qui ne parlaient ni grec ni latin. Barbares selon le sens commun, on finit par en douter car on découvre au fil des vitrines qu'ils avaient aussi une organisation politique, un riche panthéon et d'habiles artisans. Leurs habitudes guerrières étaient rudes certes, mais on a fait beaucoup mieux au siècle dernier et mettre une ville à sac n'est pas pire que répandre du napalm sur des populations civiles. Ces "Barbares" parfois conquis, parfois alliés, finiront par submerger Rome l'orgueilleuse dans de formidables migrations. Assimilant la religion catholique naissante et une partie de l'héritage romain ils posent ainsi les fondements de ce qui deviendra plus tard l'Europe.

L'exposition, fruit de la collaboration d'inombrables musées européens, est magnifique. C'est vraiment une chance rare que de pouvoir admirer en un seul lieu autant de pièces aussi belles que précieuses : sculptures, bijoux et ornements vestimentaires, trésors monétaires, pièces d'orfèvrerie, très beaux objets de la vie quotidienne ... Il traine bien ça et là quelques débris d'épées rouillées et autres tessons mais c'est une habitude dans les expositions archéologiques. On en oublie de regarder les plafonds à caissons richement décorés !

A part quelques commentaires en français, les légendes sont italo-grand breton. Le français moyen peu versé dans les langues étrangères (dont je fais partie) aura donc parfois quelques difficultés. La meilleure solution est donc de passer à la librairie du musée et d'acquérir le catalogue de l'exposition : 48 € soit moins de 15 € le kilo. Ecrit petit sur du papier mince, cela augure de longues lectures.

Une des sculptures mentionnées est enchâssée dans un angle de batiment, entre la basilique St Marc et le palais des Doges, à quelques centaines de mètres. Il s'agit d'une représentation de la tétrarchie, cette curieuse organisation ou deux Augustes et deux Césars étaient à la tête de l'empire. Je vous en livre donc une photo.

Pour le reste, pas question ! Les appareils photos sont confisqués à l'entrée, défense de parler fort, de toucher, de trop s'approcher des oeuvres hors vitrines. Bref le recueillement est de rigueur.

De l'autre coté du canal, l'hotesse sourie quand on souffle sur les mobiles de Calder ...

Jean-Pierre Charrière
Sociétaire de Montdidier

samedi 6 septembre 2008

Rendez-vous le 13 septembre prochain pour les Journées du Patrimoine


La Société fera son traditionnel Grand Week du Patrimoine le samedi 13 septembre 2008, avec la complicité désormais traditionnelle de nos amis de l'association paroissiale "La Montagnarde" et randonneurs de Corveissiat.

Comme à l'accoutumée, nous tenterons, pendant cette journée, d'explorer au maximum les différentes facettes du patrimoine. Ainsi, de 13h à 22h, le hameau de Saint Maurice d'Echazeaux, sur la commune de Corveissiat, prendra des airs de bourgade médiévale. Autour du four banal, qui sera rallumé pour l'occasion et d'où sortirons des tourtes cuisinées selon d'authentiques recettes médiévales (la fameuse "archéologie expérimentale"), partiront tout l'après-midi plusieurs boucles de randonnée à la découverte du site et des monuments du village.

Différents parcours de difficulté et distances variées, conduiront les amateurs d'histoire de 7 à 77 ans à travers nos hameaux du Revermont, à la découverte des vitraux de l'église de Corveissiat, de la chaire en bois sculptée de l'église d'Arnans, et bien sûr du site archéologique de Montdidier.

Sur la place de Saint-Maurice, les départs et inscriptions s'échelonneront autour de la buvette, et d'une exposition mettant en valeur de façon originale le patrimoine et l'histoire à travers les étiquettes de vins.

Le soir, à partir de 20h, un concert classique sera donné en l'église de Saint-Maurice (XIVe siècle), par le groupe lyonnais "Quintette à muses" (flûte, basson, cor, hautbois et clarinette). En point d'orgue la pièce "Pierre et le Loup" de Prokofiev, et des compositions de Malcom Arnold et Djorvak. Là encore, un beau moment à passer en famille, d'autant que les places (limitées) seront vendues au prix modique de 5 euros seulement !!


En espérant vous voir nombreux pour cette fête du patrimoine, conviviale et participative, pour poursuivre avec nous l'aventure en Revermont et en Petite Montagne !

Les filles du "Quintette à Muses" seront là pour ce grand week end

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mercredi 25 juin 2008

Un samedi ensoleillé au Club Hérodote, à la découverte du patrimoine de nos villages. C'est ça, aussi, la Société des Amis de Montdidier

mardi 24 juin 2008

Les nouvelles aventures du Club Hérodote

Depuis deux ans maintenant, notre Club Hérodote, en partenariat avec les écoles d'Aromas et Corveissiat (partenariat d'ailleurs 100% gratuit et bénévole, par les temps qui courent cela semble bon à préciser...!), offre aux enfants, de la maternelle au CM2, une ouverture sur l'histoire et le patrimoine.

Les sociétaires sont donc désormais des habitués de la cour de récré (où ils doivent notamment sacrifier au traditionnel rituel de la partie de foot quotidienne!), depuis 2007, lors d'interventions en classe qui se veulent participatives et interactives.
Selon leur âge, les enfants se voient proposer des activités adaptées et ludiques de sensibilisation au patrimoine d'ici et d'ailleurs.
Ainsi, au menu, dessin et maquettes sur le thème des châteaux et des chevaliers pour les petits, jumelage solidaire sur le thème de l'"Histoire de mon village", au Togo, pour les moyens des cours élémentaires, à la rencontre des légendes et des traditions d'ici et d'ailleurs, et enfin, classement des monuments historiques des hameaux, en semi autonomie, pour les plus grands.

Ces derniers ont livré cette année un travail remarquable qui a surpris les sociétaires comme les enseignantes : au total, nos CM1-CM2, divisés en groupes d'enquêtes, ont trouvé et répertorié plus de 100 monuments (églises, croix, lavoirs, places et statues...) sur les hameaux de Corveissiat, Aromas, Arnans, St-Maurice-des-Chazaux, Marcia, Marsonnas, l'Hopital, Racouse, Le Barrage, Bolozon, Cuvergnat, Conflans, Burigna, Ceffia, Lavillat, Charnod et Villeneuve-lès-Charnod.

Les monuments les plus beaux ou les plus intéressants, après un vote en classe, ont été conservés pour faire l'objet de panneaux informatifs rédigés par les enfants d'après leurs recherches. Quelques uns seront présentés le 28 juin lors de la fête de l'école d'Aromas. Les premiers devraient être plantés ensuite à Corveissiat d'ici la fin de l'année scolaire, le 9 juillet, l'objectif étant qu'ils soient tous en place en septembre au moment des journées du patrimoine.

Le tout fera pour les siècles à venir un beau parcours de balade imaginé par les enfants eux mêmes, qui laisseront ainsi, comme les anciens bâtisseurs d'églises ou de calvaires, leur empreinte dans les hameaux de leur enfance...

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Un immense merci au passage aux enseignantes, passionnées et conscientes de l'intérêt pédagogique de ce travail : Chantal, Ginette et Anne ! En espérant que ce beau travail en commun n'est que le début d'une grande aventure culturelle en Revermont et en Petite Montagne

Lucie, chaud devant, une stagiaire à Montdidier !

Lucie, 14 ans, vit à Morez, dans le Jura, non loin de Saint Claude. Collégienne, en classe de 4ème, elle doit, comme tous ses camarades, effectuer quelques jours de stage dans son année, afin d'explorer une branche de métier qu'elle souhaiterait découvrir.

Passionnée de patrimoine et d'histoire, Lucie voulait profiter de ce stage pour découvrir les différents axes de ces beaux métiers. Après des passages au Musée de Brou, puis à l'Office du Tourisme de Bourg-en-Bresse (01), c'est à notre grande surprise et fierté que Lucie nous a sollicités pour effectuer un passage à la Société.

Avec les sociétaires, Lucie a, pendant 4 jours, au mois d'avril, découvert les différentes facettes du patrimoine telles que les explorent les amis de Montdidier : de l'étude et la protection des vestiges, à la recherche historique via les dépouillement d'archives, jusqu'à la promotion du patrimoine dans les écoles, par l'intermédiaire de nos différents programmes pédagogiques.

Et en point d'orgue, après la théorie, une belle aventure pratique, avec le guidage d'un groupe de randonneurs venus du Bugey, sur les traces des sires de Thoire et de Montdidier, le long de ces sentiers qui courent aujourd'hui dans les forêts du Revermont mais qui furent, il y a encore cinq siècles, des voies d'accès fortifiées au castrum et aux villages environnants.

Lucie, après ce séjour si enrichissant, s'apprête à devenir une vraie sociétaire de Montdidier à son tour. C'est avec un immense plaisir que nous l'accueillons dans l'équipe, preuve que les jeunes ados ne sont pas forcément bons qu'à brûler des voitures, mais savent aussi, par passion, se faire les protecteurs de leur histoire et de leur patrimoine.

Certains adultes grincheux feraient à notre sens bien de méditer là dessus....